ET SI ON PARLAIT DE NOS TALENTS ?

Ce matin-là, en arrivant au boulot, j’avais une sensation un peu étrange, à la fois impatient et curieux. L’atelier de ce mois allait être particulier. Une formation, animée par la coach Fatim TOURÉ, a été organisée pour l’ensemble des Massaki autour du thème : « Faites de vos talents des leviers de réussite ».

Quand le dessin parle pour nous

La séance a débuté par un exercice pas si évident que cela : dessiner. Munis d’une feuille blanche, de crayons pour certains et de feutres pour d’autres, nous devions dessiner quelque chose qui nous représente. Il ne s’agissait pas de faire des œuvres d’art, mais de laisser notre main exprimer ce qui était en nous. Chaque dessin était en quelque sorte une fenêtre ouverte sur une partie de soi. À travers certains dessins de collègues, j’ai découvert des histoires incroyables, et des passions insoupçonnées. J’ai aussi réalisé que le cœur de notre force collective ne réside pas dans ce que nous faisons, mais dans ce que nous sommes.

Nous avons tous des talents

La coach Fatim TOURÉ nous a aidé à mettre des mots sur ce que nous ressentions. Elle nous a fait comprendre que le talent n’était pas simplement une question de chance ou un privilège réservé à une élite. C’est un point de départ, une petite graine qui ne demande qu’à germer. Je pensais, à tort, que le talent était quelque chose de visible. C’était une erreur. 

 J’ai appris que la patience, la capacité d’écoute, le ménage ou encore la créativité peuvent être de précieux talents. Le premier pas, le plus difficile, c’est d’arrêter de se dire : « c’est juste de l’écoute, de la patience, ce ne sont pas de vrais talents ». Il faut plutôt les accueillir comme des graines précieuses, car c’est d’elles que naîtra quelque chose de grand. Lorsqu’on parvient à les identifier, il faut les travailler pour les développer. Car, comme d’aucuns le disent : « c’est ce que vous nourrissez et cultivez qui finit par grandir ».

Que faire de ses points faibles ?

L’une des idées reçues que j’avais était de chercher constamment à corriger mes défauts. Je me mettais une pression folle, espérant les voir disparaitre, mais je revenais toujours au point de départ. Au fil des échanges, je me suis rendu compte que le plus important était de me focaliser sur mes qualités. En investissant mon temps et mon énergie sur mes forces, je pourrai atteindre mes objectifs. Cela m’aidera à travailler sur mes faiblesses, sans qu’elles ne prennent toute la place. L’objectif n’est plus d’effacer tous mes défauts, mais de les gérer pour qu’ils ne soient plus un frein, en m’appuyant sur mes atouts pour avancer.

À la fin de la journée, je n’avais certes pas toutes les réponses, mais j’avais la conviction que le plus beau des talents n’est pas celui qu’on a, mais celui que l’on décide de cultiver.

Yann Désiré OUÉDRAOGO

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