Les 25 et 26 mars 2026, j’ai participé à une formation sur la « Gestion financière et l’accès au financement » à Ouagadougou. J’ai été invitée par Ecobank Burkina Faso pour représenter Massaka SAS, et la formation a été animée par la Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale. Je n’avais pas de grandes attentes avant la session, mais j’ai été surprise par tout ce que l’on peut apprendre en seulement deux jours.
Format de la formation et réseautage
En quittant le bureau le matin, je me souviens avoir dit à un collègue : « J’espère que je ne vais pas m’ennuyer. » Cela venait surtout du fait que j’ai eu des difficultés par le passé à suivre des formations en comptabilité et en finance. Le problème venait souvent de l’utilisation de termes techniques ou de jargon, ce qui me donnait l’impression d’être mise à l’écart.
La première chose que j’ai appréciée dans cette formation de la SFI est qu’elle était adaptée aux entrepreneurs. Avec des mots simples et des exemples concrets, il était facile de suivre, de s’y retrouver et d’identifier des actions à mettre en place dans nos entreprises. C’était aussi une opportunité de rencontrer et d’échanger avec d’autres entrepreneurs issus de différents secteurs, notamment l’agro-industrie, la pharmacie, les mines, l’énergie, entre autres.
Principaux enseignements
La formation de deux jours a couvert les modules suivants :
- Amélioration de la rentabilité
- Gestion de la trésorerie
- Tenue des registres pour une meilleure prise de décision
- Stratégies de gestion du fonds de roulement
- Gestion du crédit
- Stratégie d’épargne
Chaque module était très intéressant, et j’ai particulièrement apprécié que nous ayons reçu un journal d’apprentissage dans lequel nous pouvions noter ce que nous avons appris ainsi que des actions concrètes à mettre en œuvre dans nos entreprises. Le format était également dynamique, avec des discussions de groupe à chaque étape.
Découverte du programme « Ellever »
Lors du module sur la gestion du crédit, j’ai également découvert le programme « Ellever » d’Ecobank. Il s’agit d’une initiative d’accompagnement conçue pour soutenir les entreprises dirigées par des femmes ou axées sur les femmes.
Le programme offre un accès à des financements préférentiels, à des formations, à des outils digitaux ainsi qu’à des opportunités de réseautage afin d’aider les femmes entrepreneures à se développer et à rester compétitives, notamment en accédant à des marchés régionaux via des plateformes comme l’AfCFTA Trade Hub.
Il est ouvert aux entreprises répondant à au moins un critère lié au genre, comme la propriété féminine, le leadership, la représentation des femmes au sein des équipes ou encore la proposition de produits destinés aux femmes. Le programme Ellever a été lancé au Burkina Faso en 2021 et a depuis permis d’octroyer des crédits à des PME dirigées par des femmes, à partir de deux millions de FCFA.
Clôture de la formation et rencontre avec la Directrice Générale d’Ecobank
La formation s’est terminée par une cérémonie de remise de certificats aux participants, accompagnée d’un engagement à poursuivre les échanges et les révisions des différents modules via le groupe WhatsApp créé pour la cohorte.
Dans le cadre des activités de fin de mois marquant la Journée internationale des droits des femmes, j’ai également été invitée, aux côtés d’autres entrepreneures, au siège d’Ecobank pour une session d’échange avec la Directrice Générale, Madame Noëllie Cécile Tiendrébéogo.
Elle a partagé son expérience en tant que femme dirigeant une banque, et d’autres entrepreneures ont également contribué en partageant les défis rencontrés et les solutions mises en place. Les messages clés de cette rencontre étaient que la peur ne doit pas nous empêcher d’atteindre nos objectifs, et que la discipline, notamment financière, est essentielle.
Prochaines étapes
Après ces trois jours avec Ecobank, la prochaine étape pour moi est d’appliquer ce que j’ai appris dans les opérations de l’entreprise et de saisir les opportunités de croissance.
La formation a commencé par un exercice de visualisation de l’avenir de nos entreprises. J’ai désormais une vision claire pour la mienne, et je suis convaincue qu’avec les outils acquis, il sera plus facile d’atteindre les objectifs que je me suis fixés.
Nawsheen Hosenally
Vice-Présidente
Massaka


